Les beaux textes


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Vers d'autres "beaux textes" !


Le 29.11.13 envoyé par Myrèse de chez Arche

Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.



Texte de Martin Niemöller (1892-1984)

Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés.  Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.


« Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention.  J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés.  Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée.  Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.»
> >
> > La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes.  La majorité pacifique n'était pas concernée.
> >
> > L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.


Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.
> >

Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie.  N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour «la Paix et l'Amour» ?


> > Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.


Aujourd'hui, des «experts» et des «têtes bien pensantes», ne cessent de nous répéter que l'Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix.  Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie, elle est totalement infondée.  C'est une baudruche dénuée de sens, destinée à nous réconforter, et, en quelque sorte, à diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l'Islam.


> > Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement.  Ce sont les fanatiques qui paradent.  Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde.  Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à travers une vague islamique.
> >
> > Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d'honneur.  Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre.  Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels.  La réalité, brutale et quantifiable, est que la «majorité pacifique», la «majorité silencieuse» y est étrangère et se terre.


> > Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s'ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s'éveilleront un jour pour constater qu'ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.


> > Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d'autres peuples, sont morts parce que la majorité pacifique n'a pas réagi avant qu'il ne soit trop tard.


> > Quant à nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.


> > Enfin, au risque de choquer ceux qui doutent que le sujet soit sérieux et détruiront simplement ce message, sans le faire suivre, qu'ils sachent qu'ils contribueront à la passivité qui permettra l'expansion du problème.


> > Aussi, détendez-vous un peu et propagez largement ce message.

Espérons que des milliers de personnes, de par le monde, le liront, y réfléchiront et le feront suivre...


«Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.»


> >

«Texte de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen.  Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau .  Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.


> > On ne peut s'empêcher de repenser à cette phrase de l'un de nos congénères les plus éclairés, lui aussi allemand d'origine :

«Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»

Albert Einstein




NOUS N'AVONS PAS TROP D' AMIS ........... juste de bons amis (Texte envoyé par Myrèse de chez Arche)



  Un agriculteur avait des chiots qu'il avait besoin de vendre.

  Il a peint un panneau annonçant les 4 chiots et le cloua à un

poteau sur le côté de sa cour. Comme il plantait le dernier clou dans le

  poteau, il se sentit un tirage sur sa salopette . Il tomba dans les

yeux d'un petit garçon.

  "Monsieur , " dit-il, " je veux acheter un de vos chiots. "

  «Eh bien, » dit le fermier, en frottant la sueur à l'arrière de

son cou : «Ces chiots viennent des parents très racés et coûtent beaucoup d'argent .

  Le garçon baissa la tête un moment. Ensuite, fouillant profondément

dans sa poche, il sortit une poignée de monnaie et la tendit à l'agriculteur

  «J'ai trente-neuf cents. Est- ce suffisant pour jeter un œil ? "

  «Bien sûr» dit le fermier . Et il laissa échapper un sifflement .

«Ici, Dolly! " il a appelé .

  Venant de la niche et descendant la rampe, Dolly courut, suivie par

quatre petites boules de fourrure.

  Le petit garçon pressa son visage contre le grillage. Ses yeux

dansaient de joie. Comme les chiens arrivaient à la clôture, le petit garçon

remarqua quelque chose d'autre qui remuait à l'intérieur de la niche.

  Lentement, une autre petite boule apparut, nettement plus petite.

En bas de la rampe, elle glissa . Ensuite, de manière un peu maladroite, le

petit chiot a clopiné vers les autres, faisant de son mieux pour les

rattraper ....

  «Je veux celui-là, " dit le petit garçon , pointant l'avorton . L

agriculteur s'agenouilla à côté du garçon et lui dit :

«Mon fils, tu ne veux pas ce chiot . Il ne sera jamais capable de

courir et de jouer avec toi comme ces autres chiens le feraient. "

Le petit garçon recula de la clôture, se baissa et commença à

rouler une jambière de son pantalon.

  Ce faisant, il révéla une attelle en acier des deux côtés de la

jambe, fixée sur une chaussure spécialement conçue .

  En regardant en l'air vers l'agriculteur, il dit : «Vous voyez,

monsieur, je ne cours pas très bien moi-même, et il aura besoin de quelqu'un

qui le comprend. "

Avec des larmes dans les yeux, l'agriculteur se baissa et ramassa

le petit chiot .

  Le tenant délicatement,  il le tendit au petit garçon.

  " Combien? " demanda le petit garçon ... " Rien" , répondit le

paysan , «il n'y a pas de prix pour l'amour. "

  Le monde est plein de gens qui ont besoin de quelqu'un qui les comprenne




Le 30.1.14
Invitée, Jacqueline C. a écrit un beau texte qu'elle nous récite lors de sa première intervention en section :

Couleurs


                Rouge … Rouge est la poussière, couleur de colère…
                Rouge … De ce sang versé, couleur de misère…
                Rouge… le cri qui jaillit, couleur désespoir …
                Rouge … De ce cœur blessé, couleur de mémoire …


                Gris … De ces matins tristes, couleur de néant …
                Gris … De ces soirs sans fin, couleur du présent,
                Gris … Ces visages sombres, couleur de la tristesse …
                Gris … Des armes pesantes, couleur de détresse …


                Noir … Cette terre brisée, couleur de soupir …
                Noir … Cette main tendue, couleur de partir …
                Noir … Les voiles du deuil, couleur de la mort …
                Noir … De ces yeux baissés, couleur de remord …


                Blanc … Les jours lumineux, couleur de l'espoir …
                Blanc … Ce front relevé couleur de savoir …
                Blanc … Le voile des mariées, couleur de désir …
                Blanc … Le livre à écrire, couleur d'avenir …


Jacqueline Capelle


Le 19.11.13
Bernadette V. nous envoie un très beau texte à déguster :
Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque.
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

L'auteur de ce beau poème est “ Yves Duteil "



Le 19.6.13
Déjà envoyé par Myrèse W. en sept 12... mais c'est tellement fort !


Une douce leçon de patience.

Un taxi à New York a écrit :

Je suis arrivé à l'adresse et j'ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s'agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j'ai toqué.

« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.

Après une longue pause, la porte s'ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.

À côté d'elle il y avait une petite valise en nylon. L'appartement semblait comme si personne n'avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.
Il n'y avait pas d'horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.

« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu'à la voiture? » dit-elle. J'ai porté la valise jusqu'à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.

Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.
Elle n'arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n'est rien », je lui ai dit « J'essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »

« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m'a donné une adresse, puis demanda: « Pouvez-vous passer par le centre-ville? »
« Ce n'est pas le plus court chemin », répondis-je.

« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressé. Je me rends au centre de soins palliatifs. »

J'ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n'ai pas de famille » reprit-elle d'une voix douce. « Le docteur dit que je n'en ai plus pour très longtemps. » J'ai discrètement arrêté le compteur.

« Quelle route voudriez-vous que je prenne? » Demandai-je.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m'a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d'ascenseur.
Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m'a fait arrêter devant d'un entrepôt de meubles qui était à l'époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu'elle était jeune fille.

Parfois, elle me demandait de ralentir en face d'un bâtiment particulier ou dans un coin et s'asseyait le regard perdu dans l'obscurité, sans rien dire.

Lorsque le soleil commença à rejoindre l'horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée,  j'aimerai que nous y allions maintenant ».

Nous avons roulé en silence à l'adresse qu'elle m'avait donnée. C'était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.

Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.

J'ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu'à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.

« Combien vous dois-je? » M'a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.
« Rien » lui dis-je
« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.
« Il y aura d'autres passagers, » ai-je répondu.
Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.
« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie »

Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c'était le bruit d'une vie qui se termine.

Je n'ai pris aucun passager le reste de ma course. J'ai conduit sans but perdu dans mes pensées.

Je n'ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu'un d'impatient et pressé ? Et si j'avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis parti sans attendre ?

Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»



Le 5.11.12
Françoise Le. nous fait parvenir un beau texte :
CHASSER L'ORAGE
Lorsque rien ne va plus
Que l'on a des ennuis
Que l'on se prend la tête
Pour des non, pour des oui
Certains font des prières
En s'adressant directement
A Dieu le père
D'autres prierons Allah
Khrisna ou bien Shiva
En espérant qu'on les écoutera.

Moi je ne prie personne
Il se peut que cela vous étonne
Pour sortir de mes galères
J'ai une méthode d'enfer.

Je fredonne une chanson
Dans ma tête
Qui a un air
Gai et entraînant
Puis je la chante a tue-tête
Alors mon coeur s'emplit de joie
Et l'orage s'éloigne de moi.

Lorsque plus rien ne va
Que l'on pleure des rivières
Et que tout nos combats
Ressemblent à la Bérézina
Quand on en a assez
Des misères des problèmes
Que des solutions y'en a pas
Et que tous nos matins sont blêmes.

Certains restent prostrés
Attendant que la vie se lasse
De leur administrer des corrections
Et alors de guerre lasse
Ils vont le dos courbés
Se disant ça passe ou ça casse.

Moi je ne courbe pas l'échine
Et s'est bien mieux que ce qu'on imagine
Pour en finir avec mes histoires
Et ne plus voir tout en noir.

Je fredonne
Une chanson dans ma tête
Sur un air
Gai et entraînant
Puis je la chante
A tue-tête
Alors mon coeur s'emplit de joie
Et encore une fois
Je reprends le refrain
Et soudain
Je me sens bien.



Le 9.11.12
Anne B. nous envoie un très beau poème intitulé "Les Soleils d'octobre"



Le 15.10.12
Texte se trouvant sur le compte rendu de la réunion de la section Arche qui a été remis par Markus N. à l'occasion de cette réunion.
Ce même texte a été par ailleurs remis à chaque membre des comités lors du we comités.
Le lien
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai compris qu'en toutes circonstances,
j'étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j'ai pu me relaxer.
Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Estime de Soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n'étaient rien d'autre qu'un signal
lorsque je vais à l'encontre de mes convictions.
Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J'ai cessé de vouloir une vie différente
et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai commencé à percevoir l'abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d'obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment…
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai commencé à me libérer de tout ce qui n'était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… l'Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai cessé d'avoir peur du temps libre
et j'ai arrêté de faire de grands plans,
j'ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd'hui, j'ai découvert … l'Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir.
Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s'appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c'est… le Savoir vivre.


Le 16.10.12
Marc D. nous envoie un joli texte de Carole Braeckman :
(N'hésitez pas à visiter le site de Carole -L'hibiscus., c'est superbe !)
Bonjour !
L'autre jour dans le train. Ma valise était lourde. Chargée de livres.
Moi qui approche de l'obtention de la carte Senior ! je me ménage... et évite de soulever des valises pleines de livres.
J'ai avisé un homme qui passait et l'ai prié de monter ma valise. Ce qu'il a accompli dans son élan, sans presque s'arrêter...
J'ai cependant eu le temps de réaliser que son visage, de renfrogné qu'il était au départ, s'était éclairé à mes remerciements éperdus.
Je suis fière de moi ! D'une pierre, deux coups : je me suis économisée, et j'ai permis à un homme, qui n'y aurait peut-être pas pensé avant longtemps, de réaliser sa b.a.

De même, quand je bats la campagne, il m'arrive de demander un verre d'eau, juste pour le plaisir de mettre un peu de piment dans la vie de quelque mamie désœuvrée, de quelque papy oisif.
Il n'est pas rare que je sois invitée à rentrer, que la verre d'eau se transforme en thé, ou en infâme sirop de pêche... (tendre sourire)
C'est moi l'instigatrice, c'est moi qui reçois... Paradoxalement, je ne suis pas certaine cependant d'être la plus heureuse des protagonistes.

N'hésitez vraiment pas à demander service. Vous obligez votre interlocuteur/trice. Vous lui offrez l'opportunité de connecter le meilleur de lui-même. Être simplement gentil(le) avec son/sa prochain(e) - ça me fait sourire sa prochaine ! Peu voire pas usité en ce sens, n'est-ce pas ? - nous humanise ! Eh oui !
Je vous promets que, si, mamie à ma porte, je vous vois toquer pour demander votre chemin ou un verre d'eau, je vous ferais chaleureux accueil, consciente du cadeau que vous me faîtes, et éventuellement du pas que vous aurez pris sur votre pudeur !
D'avance, je vous remercie !

Je vous souhaite une jolie fin de semaine !
Carole.


Le 29 septembre 12
Le très joli texte envoyé par Myrèse W. :
Une douce leçon de patience.

Un taxi à New York a écrit :

Je suis arrivé à l'adresse et j'ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s'agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j'ai toqué.

« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.

Après une longue pause, la porte s'ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.

À côté d'elle il y avait une petite valise en nylon. L'appartement semblait comme si personne n'avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.
Il n'y avait pas d'horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.

« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu'à la voiture? » dit-elle. J'ai porté la valise jusqu'à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.

Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.
Elle n'arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n'est rien », je lui ai dit « J'essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »

« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m'a donné une adresse, puis demanda: « Pouvez-vous passer par le centre-ville? »
« Ce n'est pas le plus court chemin », répondis-je.

« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressé. Je me rends au centre de soins palliatifs. »

J'ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n'ai pas de famille » reprit-elle d'une voix douce. « Le docteur dit que je n'en ai plus pour très longtemps. » J'ai discrètement arrêté le compteur.

« Quelle route voudriez-vous que je prenne? » Demandai-je.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m'a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d'ascenseur.
Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m'a fait arrêter devant d'un entrepôt de meubles qui était à l'époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu'elle était jeune fille.

Parfois, elle me demandait de ralentir en face d'un bâtiment particulier ou dans un coin et s'asseyait le regard perdu dans l'obscurité, sans rien dire.

Lorsque le soleil commença à rejoindre l'horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée,  j'aimerai que nous y allions maintenant ».

Nous avons roulé en silence à l'adresse qu'elle m'avait donnée. C'était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.

Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.
J'ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu'à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.

« Combien vous dois-je? » M'a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.
« Rien » lui dis-je
« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.
« Il y aura d'autres passagers, » ai-je répondu.
Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.
« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie »

Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c'était le bruit d'une vie qui se termine.

Je n'ai pris aucun passager le reste de ma course. J'ai conduit sans but perdu dans mes pensées.

Je n'ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu'un d'impatient et pressé ? Et si j'avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis parti sans attendre ?

Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»


Le 8.10.12
Félix S. nous envoie un beau texte :
"Si regarder en arrière te cause du chagrin
et regarder en avant t'inspire de la crainte,
alors regarde à côté de toi,
~j'y  suis!"
 
Le bonheur te garde gentil
Les épreuves te gardent fort
Les chagrins te gardent humain.
Les échecs te gardent humble 

mais seul l'espoir te fait avancer


Le 25.9.12
Colette C. nous envoie un beau texte de Khalil Gibran :
Nos enfants

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.

L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;

Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable. 


Le 24.9.12
Nicole L. nous envoie le texte de Charlie Chaplin :
La vie
LA VIE                                                  (selon Charlie Chaplin)
J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables,
J'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion,
J'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi.
J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger
J'ai ri quand il ne fallait pas
Je me suis fait des amis éternels
J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé,
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer,
J'ai crié et sauté de tant de joie,
J'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur tant de fois!
J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos,
J'ai téléphoné juste pour entendre une voix,
Je suis déjà tombé amoureux d'un sourire,
J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et.....
J'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)....
Mais, j'ai survécu!
Et je vis encore!
Et la vie, je ne m'en passe pas....
Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer,
Vis!!!
Ce qui est vraiment bon,
C'est de se battre avec persuasion,
Embrasser la vie et vivre avec passion,
Perdre avec classe et vaincre en osant,  parce que le monde appartient à celui qui ose et
LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante!


Le 15.9.12
Myrèse W. nous envoie un joli texte :
Les dernières volontés d'Alexandre Le Grand



"Le temps"

est le trésor le plus précieux que nous ayons...

Les dernières volontés d'Alexandre Le Grand

Sur le point de mourir, Alexandre convoqua ses généraux

et leur communiqua ses dernières volontés, ses trois ultimes exigences :

1 - Que son cercueil soit transporté à bras d'homme

par les meilleurs médecins de l'époque.

2 - Que les trésors qu'il avait acquis (argent, or, pierres précieuses... ),

soient dispersés tout le long du chemin jusqu'à sa tombe, et...

3 - Que ses mains restent à l'air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous.

L'un de ses généraux, étonné de ces requêtes insolites,

demanda à Alexandre quelles en étaient les raisons?

Alexandre lui expliqua alors ce qui suit :

1 - Je veux que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que face à la mort, ils n'ont pas le pouvoir de guérir...

    2 - Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas...

3 - Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les gens puissent voir que, les mains vides, nous arrivons dans ce monde et, les mains vides, nous en repartons quand s'épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous :
le temps... 


Le 18.9.12
Solange R. nous envoie un joli texte :
Le bol de bois

Je vous assure que vous vous rappellerez du Bol de bois demain, dans une semaine, un mois , une année.

Un vieil homme tout frêle va vivre avec son fils, sa bru et son petit-fils de quatre ans.

La main du vieil homme tremblait, sa vue était embrouillée et sa démarche vacillante.

La famille mangeait ensemble à la table. Mais, le vieux grand-papa éprouvait de la difficulté à manger. Les petits pois glissaient de sa cuiller et tombaient sur le plancher.

Quand il prenait son verre de lait, il le renversait sur la nappe.

Le fils et son épouse étaient irrités par le gâchis.

Le fils affirmait « On devrait faire quelque chose à propos de papa »

« J'en ai marre du lait renversé, du bruit qu'il fait en mangeant et de la nourriture sur le plancher. »

Alors, avec son épouse, il installait une table dans un coin de la cuisine.

Là, le grand-père mangeait seul pendant que la famille prenait le repas.

Étant donné que le vieil homme avait brisé de la vaisselle, sa nourriture était servie dans un bol de bois.

Quand la famille jetait un coup d'oil en direction de grand-papa, il leur arrivait de voir une larme glisser sur la joue du vieil homme pendant qu'il était assis tout seul.

Malgré tout, ils continuaient à maugréer contre lui lorsqu'il échappait sa fourchette ou sa nourriture.

Le petit-fils observait tout en silence.

Un soir, avant le souper, le papa remarquait son fils qui jouait avec des morceaux de bois qui jonchaient le plancher.

Il lui demanda gentiment, « que fabriques-tu? » Tout aussi gentiment le petit garçon répondit,

« Oh! Je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous mangiez votre nourriture lorsque je serai plus grand. »

Le petit garçon sourit et continuait son travail.

Ces mots ont eu l'effet d'une bombe sur les parents qui devinrent silencieux. Des larmes commençaient à ruisseler le long de leurs joues. Sans dire un mot, ils savaient ce qu'ils devaient faire.

Ce soir-là, le fils prit la main de son père pour le ramener gentiment à la table familiale.

Pour le reste de ses jours il mangea tous ses repas avec la famille. Et pour quelque raison, ni le fils ou son épouse ne firent de cas quand il échappait sa fourchette, renversait du lait ou salissait la nappe. 


Septembre 12
Lina B. nous envoie un beau texte :
Le plus difficile

Le plus difficile
c'est de se dire
à soi-même
moi aussi, sous le soleil
j'ai de l'or dans mes cheveux

Moi aussi
je sais rire et pleurer
je sais vivre
tant de fois et sous tant de formes
on m'a répété
problème, problème, problème

Le plus difficile
c'est de remonter le courant
vers la source, vers l'origine
à l'origine, moi j'étais belle
j'étais superbe dans mon silence
alors quoi ?

Lavage de cerveau dix mille fois recommencé
jusqu'à ce que tout fasse problème :
l'argent, l'amour, le sexe,
rien que des paquets de n½uds
mais moi, est-ce que j'ai envie
de ramasser vos théories,
vos définitions, vos catégories ?

Moi, ça va bien
les montagnes russes, bien sûr,
c'est la vie, quelle importance ?
mais ça va, vous comprenez ?
malgré tout
je vis, j'aime, j'existe
je continue

J'affirme mon existence
ne croyez pas que c'est facile
moi aussi j'ai la boule
au creux de l'estomac
des matins-chagrins
où ma sérénité chavire,
des matins d'intense cafard
où tout fait mal

Mais j'ai compris :
je m'accorde enfin le droit
d'être fragile,
je suis comme je suis
brouillards, ruptures,fêlures,
éclats et fractures,
mes douleurs, un ciment d'or
dans les craquelures de mes jours
veines précieuses
qui donnent plus de prix encore
au temps qui passe

Excusez-moi
c'est dur à dire
je m'aime comme je suis
si tu ne te définis pas toi-même,
c'est l'autre qui te définit
et se perd à essayer de te
rencontrer.

Le plus difficile
c'est de me dire à moi-même :
hé !

ça va, la belle
pas de panique !


Jacqueline Grosclaude

Le 29.7.12
Madeleine S. nous envoie un beau texte
Vieillir

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son cœur ;
Sans remord, sans regret, sans regarder l'heure ;
Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur ;
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps ;
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L'âge n'a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.

Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan.
Être fier d'avoir les cheveux blancs,
Car, pour être heureux, on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour ;
Car, où que l'on soit, à l'aube du jour,
Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir ;
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir.

Le 21 juillet 12
Marie-Thérèse S. nous envoie un beau texte :

" J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables... j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables... j'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi... j'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger... j'ai ri quand il ne fallait pas... je me suis fait des amis éternels... j'ai aimé et l'ai été en retour... mais j'ai aussi été repoussé... j'ai été aimé et je n'ai pas su aimer... j'ai crié et sauté de tant de joie, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur tant de fois... j'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos... j'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire... j'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et... j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)... mais j'ai survécu.... et je vis encore ! Et la vie, je ne m'en passe pas... Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer... Vis !

Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant... parce que le monde appartient à celui qui ose. Et La Vie c'est beaucoup trop pour être insignifiante. "

Charlie Chaplin




Le 2.7.12
Richard H. nous envoie un très beau texte de Shakespeare :

Petite leçon de vie...

Après quelques temps, tu APPRENDRAS la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras qu'AIMER ne signifie pas s'appuyer et que COMPAGNIE ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les BAISERS ne sont pas des contrats, ni les cadeaux, ni les promesses...

Tu commenceras à ACCEPTER tes échecs la tête HAUTE , comme un ADULTE, et non avec la tristesse d'un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd'hui TES CHEMINS parce que le terrain de demain est incertain et ne garantit pas la réalisation des projets et le futur à l'habitude de ne pas tenir ses promesses.

APRES UN CERTAIN TEMPS, tu apprendras que le soleil brûle si tu t'y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les MEILLEURS peuvent TE BLESSER parfois et que tu auras à leur PARDONNER.

Tu apprendras que parler peut alléger les DOULEURS de l'âme.

Tu apprendras qu'il faut beaucoup d'années pour bâtir la CONFIANCE et à peine quelques secondes pour la détruire et que, toi aussi, tu pourras faire des choses dont tu te REPENTIRAS le reste de ta vie.

Tu apprendras que les VRAIES amitiés continuent à grandir MALGRE la séparation. Et que ce qui compte, ce n'est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie... Et que les BONS AMIS sont la FAMILLE qu'il nous est permis de CHOISIR.

Tu apprendras que nous n'avons pas à changer d'amis si nous ACCEPTONS que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton MEILLEUR AMI en faisant n'importe quoi ou rien, seulement pour le PLAISIR de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus et, pour cela, nous devons toujours DIRE à ces personnes que nous les aimons car nous ne savons jamais si c'est la dernière fois que nous les voyons...

Tu apprendras que les circonstances et l'ambiance qui nous entourent ont une influence sur nous mais que nous sommes les uniques RESPONSABLES de ce que nous faisons.

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres SAUF si nous désirons les imiter pour nous AMELIORER.

Tu découvriras qu'il te faut beaucoup de temps pour être ENFIN la personne que tu désires être et que le temps est COURT...

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes eux te contrôleront et que être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de PERSONNALITE : car peu importe combien délicate ou complexe soit une situation, il y a toujours deux manières de l'aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu'il était nécessaire de faire en ASSUMANT les conséquences.

Tu apprendras que la PATIENCE requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu'elle te piétinera si tu tombes parfois est l'une des rares qui t'aideras à TE RELEVER.

MÛRIR dépend davantage de ce que t'apprennent tes expériences que les années que tu as vécu.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux BIEN le croire.

Tu apprendras qu'il ne faut jamais dire à un enfant que ses RÊVES sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s'il te croyait, car cela lui enlèverait l'ESPERANCE !

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne PAS le droit d'être CRUEL.

Tu découvriras que, SIMPLEMENT parce que telle personne ne t'aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu'elle ne t'aime pas autant qu'elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver...

Il ne suffit pas toujours d'être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à TE pardonner à toi-même...

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, TOI AUSSI tu seras jugé et, parfois, condamné...

Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde NE s'arrête PAS de tourner.

Tu apprendras que le temps NE peut revenir en arrière.

Tu DOIS cultiver ton PROPRE jardin et décorer ton âme, au lieu d'attendre que les autres te portent des fleurs...

Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement TU PEUX endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t'imaginais ne plus pouvoir avancer !

C'est que réellement la VIE n'a de valeur que si tu as la VALEUR de l'AFFRONTER ! 


Au pied du mur
Texte choisi par Marc Dereux

"L'important, c'est de faire les choses, c'est d'aller voir, l'important, c'est de se mettre au pied du mur, et alors, si on a mal calculé son élan, si on se heurte au mur et qu'on se casse la tête, il ne faut pas insulter les gens, c'est qu'on s'est cassé la gueule, on se trompe soi-même."
Texte distribué par Marc en R.M le 23 octobre 1998. Jacques Brel


Avoir raison...
Pensée choisie par Colette Gravez d'Everest

Si je discute avec toi et que tu l'emportes sur moi au lieu que je l'emporte sur toi, as-tu nécessairement raison et ai-je nécessairement tort ?



Cette Année
Texte choisi par Marc Dereux

Cette année : année faste
Mais pourquoi faut-il toujours graver des mots sur les choses ?
Le rire, les larmes, ont-ils besoin de commentaires ?
L'homme est bavard, les mots sont creux.

Demain, je ferai mieux !
Texte récité par Marc en R.M. le 17 janvier 1997


Fais la Fête !
Pensée choisie par Colette Gravez

Fais la fête !
Ne t'en lasse pas.
Nul n'emporte ses biens dans l'au-delà,
Nul n'en revient.


Il y a des Jours
Texte choisi par Michèle Dereux

Il y a des jours tout sages,
Semblables aux pages d'un cahier neuf le jour de la rentrée.
Il y a des jours bien lourds
Collants comme la boue où s'enlisent nos pas, harassés.
Il y a des jours de joie
Où celle-ci explose en feux d'artifices un soir de fête.
Il y a des jours de détresse
Où le coeur fait si mal que tout est angoisse et larmes.
Il y a des jours si légers,
Pétillants de gaieté comme le soleil parmi les nuées.
Il y a des jours d'ennui
Aux teintes de suie, traînant, maussades, leur mélancolie.
Il y a des jours de tendresse
Si doux comme la joue et le premier sourire d'un nouveau né.
Il y a des jours de souffrance
Où celle-ci vous tenaille de peur, de désespoir.
Il y a des jours tout simples
Où le temps s'écoule comme l'eau paisible d'un ruisseau.
Il y a des jours d'amitié
De sourires échangés, de mains qui se tiennent au long du chemin.
Il y a des jours d'aujourd'hui
Où tout cela se mêle en un chaud bouquet d'épines et de fleurs.

Texte récité par Dany Desmet, malade du cancer et décédée de cette maladie.


Le 17 février 12.
Un beau texte du "Prophète" connu mais aussi dans l'actualité de la semaine :

«Alors Almitra parla à nouveau et dit, Et qu'en est-il du Mariage, maître?
Et il répondit en disant :
Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous serez pour toujours.
Vous serez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours.
Oui, vous serez ensemble même dans la silencieuse mémoire de Dieu.
Mais laissez l'espace entrer au sein de votre union.
Et que les vents du ciel dansent entre vous.
Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une chaîne.
Laissez-le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.
Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe.
Donnez à l'autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.
Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.
De même que les cordes du luth sont seules pendant qu'elles vibrent de la même harmonie.
Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l'un de l'autre.
Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.
Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :
Car les piliers du temple se tiennent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l'ombre l'un de l'autre.»
– Khalil Gibran, Le prophète


La jonquille
Texte choisi par Michèle Dereux d'Everest

Tu sais, jamais une jonquille n'a voulu être une rose, si désirable soit-elle. Jamais un peuplier ne voudrait être un chêne, si résistant soit-il.
Ce qui prime dans la nature, c'est le respect des différences et la connaissance de sa propre identité. Les chrysanthèmes ne poussent pas dans les sous-bois et la fougère ne grandit pas au grand soleil.
Chacun a sa place et c'est dans le respect de l'ensemble que la nature peut s'épanouir...
Même si tu passes ta vie à dire à une marguerite qu'elle est une tulipe, jamais tu ne pourras changer sa nature...
Chaque être, chaque personne, comme chaque fleur, a sa beauté propre. On ne doit jamais lui faire ombrage...
Avant de réaliser les projets les plus audacieux, il faut savoir qui on est et si la chose nous convient, sans nous dénaturer.
Chacun est unique, bien que semblable aux autres, c'est là une force.

Texte récité par Arnaud Poutrain le 8 mars 98.



La leçon du papillon
Texte envoyé le 14.8.11 par Henri C. président d'Energie

Un jour, apparut un petit trou dans un cocon; un homme, qui passait à tout hasard, s'arrêta de longues heures à observer le papillon, qui s'efforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, c'était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit. On dirait que le papillon avait fait tout ce qu'il pouvait, et qu'il ne pouvait plus rien faire d'autre.

Alors l'homme décida d'aider le papillon: il prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi; ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine. L'homme continua à observer, pensant que, d'un moment à l'autre, les ailes du papillon s'ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu'il prenne son envol Il n'en fut rien! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l'homme, avec son geste de gentillesse et son intention d'aider, ne comprenait pas, c'est que le passage par le trou étroit du cocon était l'effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler. C'était le moule à travers lequel la vie le faisait passer pour grandir et se développer.


Parfois, l'effort est exactement ce dont nous avons besoin dans
notre vie.

Si l'on nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer
d'obstacles, nous serions limités.

Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes.

Nous ne pourrions jamais voler.


J'ai demandé la force...
Et la vie m'a donné les difficultés pour me rendre fort.
J'ai demandé la sagesse...
Et la vie m'a donné des problèmes à résoudre.
J'ai demandé la prospérité...
Et la vie m'a donné un cerveau et des muscles pour travailler.
J'ai demandé de pouvoir voler...
Et la vie m'a donné des obstacles à surmonter.
J'ai demandé l'amour...
Et la vie m'a donné des gens à aider dans leurs problèmes.
J'ai demandé des faveurs...
Et la vie m'a donné des potentialités.
Je n'ai rien reçu de ce que j'ai demandé...
Mais j'ai reçu tout ce dont j'avais besoin.


Vis la vie sans peur, affronte tous les obstacles
et démontre que tu peux les surmonter.


La réussite.
Texte choisi par Marc Dereux

Rire souvent et beaucoup,
mériter le respect des gens intelligents et l'affection des enfants,
gagner l'estime des critiques honnêtes
et endurer les trahisons
de ceux qui ne sont pas de vrais amis,
apprécier la beauté,
trouver ce qu'il y a de mieux dans les autres, laisser derrière soi un monde un peu meilleur,
par un bel enfant, un jardin fleuri,
ou une condition sociale moins dure,
savoir qu'une vie seulement
a respiré plus facilement grâce à vous,
voilà peut-être ce qu'est
LA REUSSITE.


Le 18.1.12
Un beau texte mis sur le blog par Geneviève V. et lu par Luc B. en section :

MINOUCHE,

Tu somnoles ce matin, le visage reposé. Ton souffle de vie est incertain mais je suis là et je veille.
Le voyage de notre vie est fait de 80 printemps et je te regarde comme au premier jour de nos 6 ans. Ce matin, je t'écris, pour le souvenir de nous.
Comme deux moineaux tombés du nid, nous tenant par la main, nous allions à l'école claudiquant chacun de notre côté. Nous étions « les petits boiteux » du quartier. Moi, je t'imitais pour te rassurer et ne pas te blesser.
Notre voyage fut long, fait d'embûches et de plaisirs. La vieillesse a au moins le charme de nous rappeler qu'il y eut pour nous un temps et un avenir.
Nous avons connu, mon amour, le lavoir où nos mères sortaient des lessiveuses fumantes, le linge qu'elles battaient et frottaient avec force nature, tout ce travail ardu était accompagné de sueurs, de rires et de bavardages parfois polissons car, d'un geste de la main, elles nous chassaient sans ménagement …
Nous avons couru derrière la carriole du père Ardaen qui criait « Peaux de lapins, peaux ! » Avec un seau et une pelle, nous guettions le cul du percheron pour ramasser le crottin frais qui soignerait les parterres de fleurs de nos grands-mères et l'on criait, riait en se pinçant le nez !
Par des printemps frileux, nous avons cueilli les premières violettes et les primevères sauvages pour les offrir à nos chères mamans.
Avec les gamins du quartier, nous avons pique-niqué, puis nous nous sommes baignés bien des fois dans les eaux limpides du Cher pourchassant sur la rive, les alevins apeurés. Le soleil rougissait notre peau, mais il était moins cruel qu'aujourd'hui.
Au retour, nous cueillions les fleurs des champs pour en faire des couronnes… J'en suis encore ému de voir les marguerites et les bleuets dans tes cheveux blonds défaits. Minouche, tu étais assurément la plus jolie des petites filles.

Décembre se paraît chaque année de guirlandes. Les garçons étrennaient leur premier canif ou une belle paire de brodequins qu'il ne fallait surtout pas oublier de cirer.
La peau dorée et craquante de la dinde accompagnée de croquettes moelleuses, ces mets exquis suivis d'une orange venue du Sud nous ravissaient.
Ta mère alors, nous racontait des histoires sur l'Afrique et sur des hommes à la peau sombre, touts petits et vivant tout nus. Très intimidés, nous cachions notre honte par nos menottes sur notre bouche. Mais nous étions si curieux que l'on voyageait, pour le plaisir.
Ce jour-là, la cuisinière à charbon rougissait et ronflait comme le père Couellard allongé dans le pré aux chèvres.
Nous avons connu la neige et le froid qui donnaient le rouge aux joues et décoraient nos fenêtres de fleurs étoilées blanchies par le givre.
Nous avons découvert l'électricité, mais nous sautions de joie lorsque les lampes à pétrole se rallumaient apportant cette lueur tremblante et chaude filtrant à travers les vitres de nos petites maisons.
Nous allions ensemble à la nuit tombée au petit cabanon situé au fond du jardin. Que de peurs et de frissons… Les ombres d'arbres dénudés s'agitaient comme de gigantesques fantômes. Nous ne nous éternisions pas et nous courions nous réfugier dans le giron de ta grand-mère.
Nous avons découvert le téléphone chez la mère François qui laissait sa porte ouverte pour que tout le quartier l'entende sonner. Elle en était très fière.
Un œil fermé, de notre doigt nous suivions le panache blanc d'un avion dans le ciel. Intrigués, nous levions le nez sur cet oiseau métallique bravant la pluie et les éclairs de l'orage. Il était invincible et n'avait peur de rien.
Avec notre grosse pièce de cent sous, la mère Dérouet nous donnait un roudoudou qui râpait notre langue. Nous gardions ensuite les coquillages que nous pointions sur le poulailler de nos mémés.
La rumeur et la curiosité nous firent coller notre nez contre la vitre du bar du père Trottereau pour y apercevoir le miracle de l'inconnu …
La télévision ! Le petit commerce de boissons était bondé. Nous n'y voyions rien, bien sûr, mais quelle étrange lucarne … elle s'était imposée dans notre quartier et dans notre naïveté d'enfants nous ne pensions pas alors que l'avenir la rendrait dangereuse, violente pour nos petits enfants.
Et puis, le jour où les cloches de l'église du village se sont mises à sonner comme des folles, le cœur battant, je t'ai vu arriver au bras de ton père. Tu étais si belle avec ta couronne de fleurs d'oranger !
Tu étais habillée comme une petite fille d'une superbe robe de dentelle de Calais. Intimidée, tu ne savais que faire de tes mains gantées, tenant un bouquet de fleurs fraîches. Je t'ai prise dans mes bras et je t'ai remerciée d'être si belle; et comme deux enfants, nous avons traversé la nef de la petite église, claudiquant jusqu'à l'autel. Ce fut, assurément, mon amour, le plus beau jour de ma vie.
D'écrire ce bonheur, les larmes me montent aux yeux comme un jeune premier.
Maintenant, mes cheveux sont de neige et comme toi j'aspire au repos. Tous nos amis sont partis, nos frères et nos sœurs disparaissent les uns derrières les autres. Nos plus grandes sorties se limitent derrière le énième du énième corbillard …
Alors, maintenant, assez ….
Je préfère me rappeler « des petits boiteux », de leurs rires jusqu'aux larmes et de leur tendresse.
Mon cher et tendre amour, préparons-nous au plus beau des voyages, là où les beaux bateaux blancs ne font jamais naufrage, voguant sur une mer d'or et de diamant.

A toi, pour toujours,

Félicien.


Ne sois pas Fier...
Pensée choisie par Colette Gravez

Ne sois pas fier de ce que tu sais
Consulte aussi bien l'ignorant que le sage ,
L'art est sans limite
Et aucun artiste ne saurait atteindre la perfection.
Un bon discours se dissimule autant qu'une pierre précieuse
Et on peut le trouver chez une servante écrasant le blé.


Petites boîtes
Texte envoyé par Marc le 14.8.11




Petites belles très étroites
Petites boîtes faites en ticky-tacky
Petites boîtes, petites boîtes
Petites boîtes toutes pareilles
Y a des rouges, des violettes
Et des vertes très coquettes
Elles sont toutes faites en ticky-tacky
Elles sont toutes toutes pareilles

Et ces gens-là dans leurs boîtes
Vont tous à l'université
On les met tous dans des boîtes
Petites boîtes toutes pareilles
Y a des médecins, des dentistes
Des hommes d'affaires et des avocats
Ils sont tous tous faits de ticky-tacky
Ils sont tous tous tous pareils

Et ils boivent sec des martinis
Jouent au golf toute l'après-midi
Puis ils font des jolis enfants
Qui vont tous tous à l'école
Ces enfants partent en vacances
Puis s'en vont à l'université
On les met tous dans des boîtes
Et ils sortent tous pareils

Les garçons font du commerce
Et deviennent pères de famille
Ils bâtissent des nouvelles boîtes
Petites boîtes toutes pareilles
Puis ils règlent toutes leurs affaires
Et s'en vont dans des cimetières
Dans des boîtes faites en ticky-tacky
Qui sont toutes toutes pareilles

Paroles: Malvina Reynolds (En), Adapt: Graeme Allwright. Musique: Malvina Reynolds 1962 Titre original: "Little boxes"


Prends le Temps...
Texte choisi par Colette Gravez

Prends le temps de penser ,
C'est la source du pouvoir .

Prends le temps de te distraire,
C'est le secret d'une perpétuelle jeunesse.

Prends le temps de lire ,
C'est la fontaine de la sagesse .

Prends le temps d'être aimable ,
C'est le chemin du bonheur.

Prends le temps de rire,
C'est la musique de l'âme.

Prends le temps de travailler ,
C'est le chemin du succès.

Prends le temps de te reposer,
Sans quoi tu ne pourrais jouir d'aucun privilège.

Prends le temps de t'intérioriser,

Tu découvriras puissance face à toi-même
Et secret de vie heureuse


Le 6.1.12
Marc D. nous envoie un conte pour réfléchir à l'année écoulée et pour rendre grâce à la nouvelle année qui se présente :

                                 
                Zadig.....

Un roi africain avait un ami d'enfance qui était très proche de lui. Cet ami avait une habitude curieuse : quel que soit l'événement qui lui arrivait dans la vie, positif ou négatif, il disait toujours : "tout est grâce !"
Un jour, le roi et son ami partirent à la chasse. Son ami prépara les fusils pour le roi. Mais il fit sans doute une bêtise, car un des fusils explosa dans les mains du roi et le priva de son pouce.
Au moment où cet accident arriva, l'ami dit, comme d'habitude, "Tout est grâce!' A cela le roi, qui était vraiment en colère, lui répondit "Non, il n'y a aucune grâce en cela" et en donna la preuve à son ami en le jetant en prison.
Un an plus tard, le roi allait chasser hors de son royaume et des cannibales le capturèrent et le firent prisonnier dans leur village. Ils l'attachèrent à un tronc d'arbre, mirent du bois autour de lui, et s'apprêtèrent à le faire griller vif pour le manger... Mais, au moment où ils allaient mettre le feu, ils s'aperçurent qu'il lui manquait un pouce. Une de leurs croyances étant qu'en le mangeant, ils leur arriveraient la même chose, alors ils détachèrent le roi et le laissèrent partir.
Sur le chemin du retour, exténué, choqué, il se souvint des circonstances dans lesquelles il avait perdu son pouce. A peine arrivé, il se fit conduire à la prison pour parler à son ami. "Tu avais raison, mon ami, dit-il, c'était une grâce que je perde mon pouce." Et il raconta alors à son ami ce qui lui était arrivé. "Je te supplie de me pardonner de t'avoir laissé croupir en prison pendant si longtemps. C'était mal de ma part de t'avoir fait cela."
Son ami lui répondit : "Mais non, au contraire tout est grâce !"
"Qu'est-ce que tu veux dire? Comment le fait de te jeter en prison, toi, mon ami, pourrait-il être une grâce ?"
"En fait, si je n'avais pas été en prison j'aurais été avec toi. Et ils m'auraient mangé."


Vers d'autres "beaux textes" !

















Le 3.7.12
Richard H. nous envoie un texte de W. Shakespeare :
Petite leçon de vie...

Après quelques temps, tu APPRENDRAS la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras qu'AIMER ne signifie pas s'appuyer et que COMPAGNIE ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les BAISERS ne sont pas des contrats, ni les cadeaux, ni les promesses...

Tu commenceras à ACCEPTER tes échecs la tête HAUTE , comme un ADULTE, et non avec la tristesse d'un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd'hui TES CHEMINS parce que le terrain de demain est incertain et ne garantit pas la réalisation des projets et le futur à l'habitude de ne pas tenir ses promesses.

APRES UN CERTAIN TEMPS, tu apprendras que le soleil brûle si tu t'y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les MEILLEURS peuvent TE BLESSER parfois et que tu auras à leur PARDONNER.

Tu apprendras que parler peut alléger les DOULEURS de l'âme.

Tu apprendras qu'il faut beaucoup d'années pour bâtir la CONFIANCE et à peine quelques secondes pour la détruire et que, toi aussi, tu pourras faire des choses dont tu te REPENTIRAS le reste de ta vie.

Tu apprendras que les VRAIES amitiés continuent à grandir MALGRE la séparation. Et que ce qui compte, ce n'est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie... Et que les BONS AMIS sont la FAMILLE qu'il nous est permis de CHOISIR.

Tu apprendras que nous n'avons pas à changer d'amis si nous ACCEPTONS que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton MEILLEUR AMI en faisant n'importe quoi ou rien, seulement pour le PLAISIR de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus et, pour cela, nous devons toujours DIRE à ces personnes que nous les aimons car nous ne savons jamais si c'est la dernière fois que nous les voyons...

Tu apprendras que les circonstances et l'ambiance qui nous entourent ont une influence sur nous mais que nous sommes les uniques RESPONSABLES de ce que nous faisons.

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres SAUF si nous désirons les imiter pour nous AMELIORER.

Tu découvriras qu'il te faut beaucoup de temps pour être ENFIN la personne que tu désires être et que le temps est COURT...

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes eux te contrôleront et que être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de PERSONNALITE : car peu importe combien délicate ou complexe soit une situation, il y a toujours deux manières de l'aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu'il était nécessaire de faire en ASSUMANT les conséquences.

Tu apprendras que la PATIENCE requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu'elle te piétinera si tu tombes parfois est l'une des rares qui t'aideras à TE RELEVER.

MÛRIR dépend davantage de ce que t'apprennent tes expériences que les années que tu as vécu.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux BIEN le croire.

Tu apprendras qu'il ne faut jamais dire à un enfant que ses RÊVES sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s'il te croyait, car cela lui enlèverait l'ESPERANCE !

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne PAS le droit d'être CRUEL.

Tu découvriras que, SIMPLEMENT parce que telle personne ne t'aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu'elle ne t'aime pas autant qu'elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver...

Il ne suffit pas toujours d'être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à TE pardonner à toi-même...

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, TOI AUSSI tu seras jugé et, parfois, condamné...

Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde NE s'arrête PAS de tourner.

Tu apprendras que le temps NE peut revenir en arrière.

Tu DOIS cultiver ton PROPRE jardin et décorer ton âme, au lieu d'attendre que les autres te portent des fleurs...

Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement TU PEUX endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t'imaginais ne plus pouvoir avancer !

C'est que réellement la VIE n'a de valeur que si tu as la VALEUR de l'AFFRONTER !
Le 12.4.12
Bernard D. nous envoie un texte qu'il a intitulé :
"Une pensée simple, mais si forte"

Une jeune journaliste de CNN avait entendu parler d'un très, très vieux juif qui se rendait deux fois par jour prier au mur des lamentations, depuis toujours.
Pensant tenir un sujet, elle se rend sur place et voit un très vieil homme marchant lentement vers le mur.
Après trois quarts d'heure de prière et alors qu'il s'éloigne lentement, appuyé sur sa canne, elle s'approche pour l'interviewer.

Excusez-moi, monsieur, je suis Rebecca Smith de CNN. Quel est votre nom ?

Morris Zilberstein répond-t-il.

Depuis combien de temps venez-vous prier ici ?

"Plus de 60 ans" répond-t-il.

60 ans ! C'est incroyable ! Et pour quoi priez-vous ?

Je prie pour la paix entre les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans. Je prie pour la fin de toutes les guerres et de la haine. Je prie pour que nos enfants grandissent en sécurité et deviennent des adultes responsables, qui aiment leur prochain.

Et que ressentez-vous après 60 ans de prières ?

J'ai l'impression de parler à un mur !